31 juil. 2009

Un nouveau-né dans la galaxie médiatique béninoise !

Nous avons le plaisir de vous informer de la naissance de ebeninois.com, 1er Webzine économique du Bénin ! Ouverture du site : 1er aout. Merci de faire passer l’info à tous les Béninois du monde

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27 juil. 2009

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20 juil. 2009

Les Zémidjans dans les grandes villes du Bénin :


Des "criminels" à arrêter !


Les récentes estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur la pollution au Bénin sont troublantes et nous interpellent. Notre pays va mal, très mal. A Cotonou, une personne meurt chaque jour d'une maladie découlant de la pollution atmosphérique. Et en ligne de mire, les Zémidjans.

Une analyse du parc automobile immatriculé à Cotonou indique que l'âge de la majorité des véhicules est supérieur à dix ans, avec une moyenne d'environ 12,5 ans. La mauvaise qualité de l'essence utilisée par ces milliers de conducteurs, le mauvais réglage des carburateurs, la vétusté des motos et leur manque d'entretien font le lit de la dégradation de l'air que respirent les usagers des principales artères de la capitale économique béninoise. Une analyse spécifique des données hospitalières montre clairement que la pollution de l'air à Cotonou est responsable d'une fréquence importante des infections respiratoires aiguës et du développement d'un certain nombre de symptômes neurologiques, principalement chez les tout petits. La situation est dramatique mais personne ne veut en parler. Personne n’a le courage politique d’en parler. Mais au-delà de l’aspect pratique et économique de ces taxi-motos, il est aujourd’hui du devoir de la population béninoise de sonner la charge et d’obliger les autorités politiques à arrêter le massacre. Ce sont des Béninois qui meurent chaque jour soit pour cause de maladie respiratoire résultant de la pollution soit simplement par accidents souvent causés par ces conducteurs indélicats. Combien de temps cela devrait-il encore durer ? Combien de décès veut-on encore compter ? On le sait, ce n’est pas la priorité de Yayi Boni qui a pourtant fait campagne sous le thème de la reconversion des conducteurs de taxi-motos ! Les gouvernements successifs, de Kérékou à Yayi ont toujours affiché leur volonté d’arrêter le phénomène mais la réalité, c’est qu’il est plus facile de dire que de faire. Les Zémidjans constituent des lobbies au Bénin. Ils ont un pouvoir politique important et les hommes politiques ont la trouille de les mettre à dos. Les Zémidjans étant pour la plupart des diplômés sans emplois, ils comprennent profondément qu’ils exercent un métier qui ruine leur santé et qui met la vie des Béninois en danger. La seule garantie qu’ils demandent avant d’abandonner ce boulot de tueur ambulant, c’est qu’on puisse leur donner la chance de se reconvertir dans un autre domaine. Ils sont mêmes prêts à accepter la proposition de filière manioc qui leur avait été proposé par le Président Kérékou. Mais cette proposition est restée lettre morte parce qu’on se fout du peuple qui meurt. Cotonou est aujourd’hui une ville pourrie et est classée première parmi les pays où le bilan de la contamination de l'air est très lourd à l'intérieur des habitations, phénomène qui selon l’OMS, est à l'origine de près de 5% de la mortalité et de la morbidité dans le pays. Un gouvernement qui se respecte et qui a des ambitions de développement économique doit pouvoir mettre en place une politique de transports en commun pour sa population. Cela y va aussi bien du renforcement du dynamisme économique que de la sauvegarde de la qualité de l’air et de l’environnement. Les Zémidjans aujourd’hui ne donnent pas non plus une bonne image de notre pays. C’est simplement une honte nationale. Le Bénin est le pays qu’on identifie par des conducteurs de motos aux uniformes jaunes (et sales !) et tant que cela restera en l'état, le Bénin sera toujours le parent pauvre du tourisme mondial. Il est maintenant grand temps que Yayi Boni tape du poing sur la table.



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29 juin 2009

Le Bénin, malade de ses hôpitaux :


Comment sortir de la léthargie ?


Les hôpitaux au Bénin, traversent une crise sans précédent. Le constat est frappant partout. Cette crise est souvent liée au fonctionnement et a pour noms : manque de médicaments, manque de matériels médico-chirurgicaux, vétustés et insalubrités des locaux, un personnel mal formé et recruté sur la base du clientélisme, un clivage entre les personnels technique et administratif, qui ont du mal à se faire confiance, chacun jetant l’anathème sur l’autre. Dans ce contexte totalement hostile à la performance, la non-qualité et l’incompétence sont devenus des styles de service.


Le clivage entre le personnel technique et le personnel dit administratif est une réalité dans nos structures. Ces deux catégories professionnelles cohabitent dans les hôpitaux et ne collaborent presque pas ou peu. L’autorité de l’administration est contestée, on lui fait un procès d’incompétence et souvent à juste titre, posant ainsi de réels problèmes de management au niveau de ces établissements. La réalité, c’est que les directions des hôpitaux sont occupées par des gens qui n’ont rien à voir avec la pratique médicale. Les directeurs des hôpitaux sont, pour la plupart, des fonctionnaires qui appartiennent à d’autres catégories professionnelles, qui ont fait ou non le module de gestion hospitalière, et qu’on a parachutés à la tête des hôpitaux pour manager un personnel qui a ses réalités et ses exigences.
Un chirurgien qui a fait un Bac plus douze, soit quatre années d’études après son Doctorat, se voit souvent très mal se faire coacher par des gens qui ont à peine un Bac plus quatre pour les meilleurs d’entre eux, qui plus est, n’ont rien à voir avec la médecine, d’où la nécessité de rectifier le tir et corriger très vite cette aberration, en mettant à la direction des hôpitaux de véritables cadres médicaux (médecins, pharmaciens, dentistes), qui ont une expérience hospitalière et qui seront aussi formés dans le domaine de la gestion hospitalière. Cela aura le double avantage de régler les difficultés liées au clivage auxquels nous avons fait allusion, mais aussi les problèmes liés au management et à la gestion des priorités.
L’hôpital d’aujourd’hui ne peut plus se concevoir en dehors de la démarche entreprise. En réalité, cela devrait être l’esprit de la réforme hospitalière. Chaque hôpital, en ce qui le concerne, doit définir un projet d’établissement qui aboutirait à un désengagement progressif de l’Etat par la subvention qu’il alloue à ces structures. Les hôpitaux, par leur politique managériale, devraient définir des stratégies pour pouvoir fonctionner sur ressources propres. C’est la seule logique qui, si elle aboutit, pourrait sauver nos hôpitaux. Cette idée est d’autant plus pertinente que les plus grands spécialistes de l’hospitalisation pensent que notre problématique fondamentale au Bénin, réside dans des difficultés de trésorerie. La réponse à cette problématique coule de source, il faut mettre en place des stratégies pour équilibrer nos finances et faire face, avec beaucoup plus d’efficacité, à nos charges. Pour cela, il faut entre autres, appliquer la vérité des prix : les tarifs pratiqués à la tête du client pour les actes médicaux, les consultations et l’aide au diagnostic sont obsolètes et arrièrent le pays. La santé n’a pas de prix et elle un coût. Elle ne peut se concevoir que dans la qualité et les populations doivent participer à l’effort de santé. L’hôpital-dispensaire de nos grands parents est, désormais, derrière nous.
Les travailleurs, depuis les chefs de services jusqu’aux manœuvres, doivent s’approprier leurs outils de travail et faire leur boulot avec toute la conscience professionnelle que requiert le serment d’Hippocrate. Chacun doit se mettre dans la tête que chaque malade négligé ou détourné (dans le privé), chaque franc arnaqué, chaque heure de travail non honorée, nuit gravement à la bonne marche de l’entreprise qui, si elle tombe en faillite, va emporter dans sa chute tous les autres travailleurs. Les partenaires sociaux ont un grand rôle à jouer par rapport à cette thématique, leur vocation n’est pas seulement la revendication.
L’autre paradigme est la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des finances hospitalières. Et à ce niveau, c’est l’administration de l’hôpital qui est interpellée, car si chacun doit faire son travail, l’administration qui a la charge de la gestion des deniers de l’entreprise ne doit pas être à la traîne, sinon tout effort serait vain.


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22 juin 2009

Bénin médiatique :


une désillusion télévisuelle



La démonopolisation des ondes dans les années 90, a radicalement changé le paysage audiovisuel béninois. Il existe aujourd’hui au Bénin un vrai pluralisme audiovisuel avec pratiquement six chaînes privées. A une exception près, toutes ces petites télévisions qui poussent un peu partout sont des télévisions commerciales c’est-à-dire des télévisions qui tirent leurs revenus à partir des recettes publicitaires. La télévision étant un investissement onéreux et audacieux, elle ne peut survivre et jouer son rôle que si elle bénéficie de la générosité des annonceurs. Mais malheureusement, au Bénin, la publicité n’est pas encore dans les mœurs des entreprises et nos télévisions n’ont d’ailleurs pas de politique de marketing assez offensive et professionnelle pour susciter l’intérêt des annonceurs.

Aujourd’hui, avec des miettes glanées çà et là, les télévisions béninoises essaient de survivre avec les conséquences que l’on connaît ou que l’on vit désormais à travers les petits écrans : absence de programmation, platitude du 20 heures et des émissions proposées avec son corollaire d’amateurisme et d'incompétence. A la télé au Bénin, si on n’a pas la chance de regarder des films et séries étrangers, on se rabat sur la musique. Il n’y a plus que ça à regarder le reste du temps. LC2 qui est la doyenne des chaînes privées annonce comme slogan «La télé plus près de vous» mais elle n’est que l’ombre d’elle-même. Elle n’est proche ni par sa programmation ni par sa volonté. Avec plus de dix années d’expériences, LC2 a profondément reculé et verse désormais dans la pure médiocrité. Depuis un certain temps, elle relaie aussi les «activités du chef de l’Etat». Au lieu de travailler à sa modernisation, les dirigeants de la chaîne préfèrent investir dans d’autres activités à l'étranger, probablement plus lucratives. On ne créé pas une télévision parce qu'on veut concurrencer la seule télévision publique. La télévision est un investissement audacieux et responsable qui s'améliore au fil des ans. Pourquoi LC2 ne fermerait-elle pas boutique si elle n'y arrive pas ? Pourquoi émet-elle 24/24 alors qu'elle n'en a pas les moyens ? Pourquoi continuer à se moquer des Béninois à travers le monde en s'établissant sur le net ? Comment recrute-t-on les journalistes de LC2, Comment les forme-t-on ? Comment sont-ils rémunérés, quels moyens a-t-on mis à leur disposition, bref que fait-on pour bâtir une télévision privée digne de ce qui se fait aujourd'hui à travers le monde ? Pourquoi avoir créé NTV2, une deuxième chaîne alors qu'on ne fait rien pour améliorer la première. Les dirigeants de Golf TV quant à eux, font à la fois de la radio, du journal papier et de la télévision. Les mêmes journalistes qui officient en radio ou dans la rédaction du journal participent également à l’animation de la télé. Ce n’est pas professionnel. Le concept flou et bâtard de «La télévision qui vous ressemble» qu’ils affichent est véritablement trompeur d’autant que rares sont les émissions proposées et qui ressemblent aux Béninois. Comment dire qu’on ressemble aux Béninois avec un contenu programmatique élaboré sous d’autres cieux ? Et, il en est de même pour toutes les autres chaînes y compris l’ORTB, la chaîne nationale qui se dit « chaîne mère» ou «chaîne des grands événements», n’a jamais fait figure d’exemple à suivre malgré le potentiel humain et financier dont elle dispose. Il y a donc, comme on le voit, une incapacité de nos télévisions à élaborer une production nationale conséquente et à assurer un pluralisme réel dans les contenus. Nombreux sont aujourd’hui les Béninois qui sont déçus de l’ORTB et qui croyaient fonder leurs espoirs sur l’émergence des télévisions privées dynamiques, entreprenantes avec des contenus qui seraient révolutionnaires, modernes un peu à l’image de se qui fait partout dans le monde. Avec la libéralisation des ondes, on se disait qu'on en finirait donc avec la consommation pour l'aliénation et que nos cultures, si riches et si expressives, seraient prises en compte et pour une large plage, dans les programmes. En particulier dans un contexte de mondialisation où chacun travaille à construire son « identité » dans le respect des différences. Or voilà : nos Tv privées ne font pas mieux que la ridicule ORTB et il n'est pas exagéré de dire qu'elles ont toutes trahi le contrat de confiance qui les lie aux Béninois. D’autres chaînes arrivent encore sûrement. Mais messieurs, si c’est pour davantage polluer l’atmosphère télévisuelle, de grâce, mieux vaut pas !





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